nous au plus vieux parc d'attractions du monde

Quand on pense à Vienne, on imagine souvent les palais impériaux, Mozart, les cafés viennois… mais beaucoup moins un parc d’attractions. Pourtant le Wiener Prater est un lieu complètement à part, à la fois parc d’attractions, musée à ciel ouvert et immense espace vert en pleine ville.

Le Prater, c’est tout simplement le plus vieux parc d’attractions du monde encore en activité.

Dans cet article, on va vous faire découvrir le Prater de Vienne : son histoire, ses attractions incontournables, les infos pratiques à connaître avant d’y aller, ce qu’on peut y manger, quand le visiter et pourquoi, même sans faire de manège, c’est un lieu à ne surtout pas rater lors d’un séjour à Vienne.

Histoire du Prater de Vienne : d’ancienne réserve impériale au parc d’attractions

le prater vu de la grande roue
© les voyageurs cinephiles

À la base, le Prater n’a rien d’un parc d’attractions. Pendant longtemps, cet immense espace vert appartenait à la famille impériale des Habsbourg. C’était une réserve de chasse privée, fermée au public. Autrement dit, impossible d’y mettre les pieds si vous n’étiez pas empereur ou invité de l’empereur.

Tout change en 1766, quand l’empereur Joseph II décide d’ouvrir le Prater au public. Les Viennois peuvent enfin s’y promener librement. Petit à petit, des cafés apparaissent, puis des stands, des jeux, des attractions foraines. Le Prater devient un lieu de sortie populaire, loin des salons élégants du centre-ville.

Au XIXᵉ siècle, le parc prend vraiment la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. Les manèges se multiplient et, en 1897, la grande roue est construite pour célébrer le jubilé de l’empereur François-Joseph. À l’époque, c’est une prouesse technique. Plus d’un siècle plus tard, elle est toujours là, on a pu y monter, frissons vraiment garantis ! 

Le Prater traverse ensuite des périodes plus compliquées. La Seconde Guerre mondiale endommage une partie du parc et plusieurs attractions disparaissent. Mais le lieu est reconstruit, modernisé, sans jamais perdre son esprit populaire. On n’a pas cherché à en faire un parc ultra-lisse ou ultra-moderne. Et c’est justement ça qui fait son charme aujourd’hui.

Quand on se balade au Prater, on sent encore ce mélange entre ancien et moderne. Certaines attractions ont clairement plusieurs décennies, d’autres sont plus récentes.

Comment visiter le Prater de Vienne ?

devant grande roue prater
© les voyageurs cinephiles

Accéder au Prater en transports en commun

Le Prater est très facile d’accès depuis le centre de Vienne. La station principale s’appelle Praterstern. On peut y accéder en métro, en S-Bahn ou en tramway, ce qui rend le parc vraiment simple à rejoindre, peu importe d’où vous venez dans la ville.

De notre côté, on a pris le métro, et honnêtement c’est la solution la plus simple, avec la numéro U2. En sortant à Praterstern, on arrive quasiment directement dans le parc, à quelques minutes à pied de la grande roue.

Prix d’entrée du Prater

Point très important à savoir avant de venir : l’entrée du Prater est gratuite. 

En revanche, les attractions sont payantes, et une par une. Il n’y a pas de billet global. En général, les manèges coûtent entre 5 et 6 € par personne, selon l’attraction.

Pour payer, il y a des machines pour acheter des tickets, mais il faut le savoir : beaucoup d’attractions demandent encore de l’argent liquide. Des distributeurs automatiques sont disponibles à proximité, notamment du côté de la gare juste à côté du parc. 

Notre expérience du Prater

On est venus au Prater pour une raison assez précise : la grande roue mythique, celle qu’on voit dans Before Sunrise. C’est un des lieux de tournage du film.

On était super impatients de vivre ce moment, surtout parce que dans le film, Céline et Jesse montent ensemble, et c’est devenu presque une raison romantique de visiter Vienne. Pour revivre ce moment, on a payé 14,50 € par personne pour un tour d’une quinzaine de minutes.

Dit comme ça, ça fait cher pour quelque chose d’aussi court. Mais clairement, une fois là-haut, les frissons sont garantis.

Avant même de monter dans la grande roue, on passe par une petite exposition située juste en dessous. C’est une sorte de salle d’attente, mais bien faite, avec des dioramas animés qui retracent l’évolution de Vienne, depuis l’époque romaine jusqu’à la construction du Prater et de la grande roue.

depuis greande roue prater
© les voyageurs cinephiles

Le tour se déroule par paliers. La grande roue monte lentement, s’arrête pour faire descendre et monter les nouveaux visiteurs, puis repart. De mémoire, on ne fait qu’un seul tour complet, mais il prend son temps. Ce n’est pas expédié. Et tant mieux, parce que plus on monte, plus la vue se dégage.

Arrivés tout en haut, on domine littéralement Vienne. On avait choisi de venir en fin de journée, pile au moment où le soleil commence à se coucher. Et là, clairement, c’est un moment à part. La lumière change, la ville s’illumine doucement, et le parc en dessous commence à s’animer. C’est vraiment unique.

Le reste du temps, on a surtout beaucoup marché. On se baladait dans le parc en se demandant si on allait tester tel ou tel manège. On a compté au moins cinq ou six trains fantômes différents. Certains donnaient vraiment envie, avec des décors bien travaillés, et d’autres faisaient beaucoup plus cheap, presque kitsch. Mais au final, ça fait tout le charme du Prater.

Au fil de la soirée, le parc s’anime de plus en plus. . On croise aussi bien des attractions très modernes que des manèges qui ont clairement plusieurs décennies. Il y en a pour tous les goûts, forcément.

Nous, en tout cas, on a surtout trouvé notre bonheur du côté de la nourriture. On s’est pris un excellent Langos, qu’on a dégusté sur un ancien chariot de manège. 

On regrette de ne pas avoir eu plus de temps à Vienne pour explorer en profondeur tout l’environnement du Prater. On sent que le lieu ne se résume pas seulement aux manèges et à la grande roue, mais qu’il cache aussi des choses assez uniques.

Dans le même parc se trouve une micronation. Oui, oui, un mini pays dans un pays ; le Kugelmugel. À l’origine, c’est l’invention d’un artiste autrichien assez excentrique, Edwin Lipburger, qui avait construit une maison en forme de sphère et voulu s’affranchir de l’État autrichien. Devant les refus administratifs, il décide tout simplement de déclarer l’indépendance de son œuvre, et proclame la “République de Kugelmugel”.

L’histoire devient encore plus folle quand on apprend que cette micronation a aujourd’hui des centaines de “citoyens” autoproclamés. On parle quand même de plus de 600 personnes. 

C’est typiquement le genre de choses qu’on aurait aimé creuser davantage. Parce que plus c’est insolite, plus on fonce. 

Et toi, alors ? Partage-nous tes impressions dans les commentaires. 

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