Faire son baptême de plongée à Koh Lipe 

bâteau plongeé en mer
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Vous souhaitez découvrir la plongée en Thaïlande ? Moi, Joyce, c’est à mon tour de vous partager mon expérience lors de mon premier baptême de plongée à Koh Lipe. 

Yann a fait son baptême de plongée au mois de janvier à Phuket et d’après ce qu’il a vu, les fonds marins dans le parc national de Tarutao sont infiniment plus beaux, même à quelques mètres de profondeur. 

plongeur et poissons tropincaux
© Les voyageurs cinephiles

Son retour d’expérience m’a beaucoup aidé à dédramatiser. J’avais peur de l’inconnu, de ce que la plongée pouvait me procurer comme sensation. Cela aurait été tellement dommage de ne pas essayer. 

D’autant que je me suis toujours sentie comme un poisson dans l’eau, d’abord avec la piscine puis les étangs et les lacs. 

Ma première baignade en mer ne s’est faite qu’en 2016, et mes premières sessions de snorkeling en Guadeloupe en 2022 ! Comme quoi, il n’y a vraiment pas d’âge pour commencer. J’y ai observé mes premières tortues marines (vertes et imbriquées). 

Mon appréhension a beaucoup fait reculer la date de mon baptême de plongée, mais maintenant c’est chose faite ! 10 ans après ma découverte des trésors de la mer et des océans, je plonge enfin !

J’espère que ce retour d’expérience vous aidera, vous aussi, à mieux appréhender votre première plongée. 

Retour d’expérience d’une toute première plongée dans le parc national de Tarutao de Koh Lipe 

Une première plongée pour découvrir les sensations sous l’eau

© Les voyageurs cinephiles

Après des dizaines de séances de snorkeling ou de PMT (pour les hardcore de langue française), ma curiosité pour les fonds marins n’a fait que grandir. J’avais envie d’en voir encore plus.

En même temps, j’avais un peu peur : peur pour l’égalisation de la pression, des douleurs aux oreilles, et puis mes yeux… je suis myope, mais je porte des lentilles de contact.

Et surtout, j’avais peur… peur d’avoir peur, de paniquer sous la surface. Ce qui est normal, après tout, nous ne sommes pas fait pour respirer sous l’eau !

Alors, c’est avec beaucoup d’appréhension mais aussi beaucoup d’excitation que j’ai abordé ce baptême de plongée. 

Pour l’occasion, nous avons choisi Forra Diving. Le centre est situé au début de la Walking Street, mais ils ont aussi un bar et un espace pour discuter sur la plage de Pattaya, et c’était pratique parce que c’était juste à côté de notre hébergement, le Chareena Beachside

Une fois le baptême réservé, j’ai versé un acompte de 500 baht et rempli un formulaire pour indiquer si j’avais des problèmes de santé, comme des crises d’épilepsie, des maladies cardiovasculaires, des problèmes respiratoires comme de l’asthme, ou d’autres soucis pouvant affecter la plongée.

Le jour J, nous nous rendons sur la Walking Street pour le rendez-vous à 8h30. Il y a déjà pas mal de monde. On teste l’équipement : la combinaison de plongée, le gilet stabilisateur (BCD), et les palmes. On récupère ensuite notre caisse contenant tout le matériel, puis on attend que le premier bateau nous appelle.

Quand c’est notre tour, on prend notre caisse et on monte dans le longtail boat qui nous emmène vers un plus grand bateau. Les bouteilles sont déjà prêtes, et on peut s’installer sur le pont supérieur, à l’ombre, en attendant que notre instructeur vienne nous voir pour tout nous expliquer une première fois.

bouteille de plongée
© Les voyageurs cinephiles

Notre instructeur, JP, nous donne les explications de bases, comment la première plongée va se passer. 

“Le plus important est de respirer. Ne retenez jamais votre souffle. Petite inspiration et grande expiration”. 

Nous devons faire des bulles, c’est logique et c’est ce que j’ai toujours vu dans les vidéos de plongée. 

JP nous explique qu’on va d’abord aller dans l’eau, avec tout l’équipement, face à une plage pas trop profonde, pour s’habituer à respirer avec le détendeur. 

Une fois le bateau amarré, c’est parti pour le premier moment un peu compliqué. Mettre la combinaison, c’est facile, l’instructeur se charge de nous aider. Par contre tenir debout dans un petit espace palmes au pied, gilet alourdi par la présence de la bouteille et la ceinture de plomb… c’est très dur de garder l’équilibre et de savoir où marcher.

Ensuite, c’est le moment de sauter dans l’eau. Comme nous l’a montré JP, c’est assez simple et plutôt fun. Un pas de géant dans le vide, regard au loin, main sur le masque et le détendeur et l’autre sur la ceinture… On coule une seconde pour remonter immédiatement à la surface, car le gilet a été préalablement rempli avec l’air de la bouteille. 

C’est drôle de flotter comme ça avec tout le matériel ! Et effectivement, c’est un peu comme respirer hors de l’eau, sauf qu’on est conscient de chaque respiration, et qu’il faut se concentrer dessus pour gérer sa flottabilité.

Le principe est simple, comme on l’a tous appris en cours de natation : poumons remplis → on flotte, poumons vides → on coule

Mais l’appliquer demande de la pratique : parfois ça va, parfois non. Moi, j’ai trouvé cette sensation d’apesanteur très agréable.

La première descente se fait à 3 mètres environ, le temps de s’habituer à la pression dans les oreilles. C’est très désagréable et ça fait un peu mal. Il faut bien faire l’équilibrage, mais ça l’instructeur vous l’explique bien. Ce ne sera pas forcément parfait la première fois, mais faites de votre mieux, car c’est très important pour la santé de vos oreilles. 

Une fois à genoux dans le sable, on fait trois exercices que JP nous explique depuis le bateau : il nous montre d’abord, puis on les fait un par un.

  1. Vidage du masque : au début, j’ai tout fait n’importe comment ! J’avais mal compris, il fallait expirer par le nez et laisser l’eau sortir par le dessous.
  2. Enlever et remettre le détendeur : on enlève le détendeur, on fait des bulles sous l’eau, puis on le remet en bouche. Une profonde expiration permet d’enlever l’eau pour ne pas l’avaler en le reprenant en bouche. 
  3. Récupérer le détendeur jeté : on simule une chute accidentelle du détendeur, et on doit le récupérer soi-même. 

Je trouve ces exercices vraiment importants. Une fois réussis, je me sens plus confiante. Je comprends mieux le matériel que je me trimbale sur le dos. 

Yann, lui, n’avait pas fait ça lors de son baptême, et il a trouvé ça rassurant aussi. On se sent plus capable de plonger, et ces exercices sont à la fois ludiques et dédramatisants.

Une fois les exercices terminés, on se rapproche des coraux et on descend progressivement. J’ai très mal aux oreilles, j’ai du mal à égaliser… c’est dur de se concentrer sur tout en même temps. Par moments, j’ai l’impression que le cerveau et le corps sont dissociés et n’agissent plus ensemble.

Finalement, j’y arrive, et là il faut gérer sa flottabilité comme je le disais. Parfois c’est facile, j’ai plus de facilité à couler, et parfois je gère mal mon inspiration et je remonte trop vite. D’autres fois, ça va et je garde la même profondeur, et là… c’est un vrai plaisir.

Par moments, cette sensation de ne pas appartenir à ce monde revient, comme un petit espace d’une seconde. Mais pas le temps de s’y attarder, il faut rester concentré. C’est beau d’être au plus près des poissons. Il y a des poissons chirurgiens, des anémones habités par des poissons clown. Je m’attarde à peine, on doit se concentrer sur la respiration et le déplacement. 

Au bout d’un moment, JP nous montre le pouce levé : c’est le signal pour remonter. Le temps passe vite. On remonte doucement, progressivement, et il avait gonflé la bouée de signalisation au préalable pour que le bateau sache où nous étions.

Une fois en surface, le gilet gonflable nous aide à flotter, il ne reste plus qu’à utiliser nos palmes pour se rapprocher du bateau. Chacun retire ses palmes, puis remonte sur le bateau… et waouh, la sensation d’apesanteur est violente ! Sans aide, je n’aurais pas su remonter.

La première plongée était incroyable, et j’ai déjà hâte d’y retourner. Une petite pause s’impose : on reçoit des fruits frais, pastèque et ananas, et ça fait beaucoup de bien.

Une deuxième plongée pour vraiment apprécier son baptême

© Les voyageurs cinephiles

Je vous conseille vraiment de faire la deuxième plongée. Elle ne coûte que 1000 bath de plus et vous permet de mieux apprécier l’environnement marin. 

Lors de cette deuxième mise à l’eau, le dive master nous a présenté une autre technique, une entrée arrière debout. Intrigué, j’ai choisi d’essayer cette option… et quelle bonne idée !

Le saut consiste tout simplement à se laisser tomber en arrière depuis le bateau. Dit comme ça, ça peut sembler un peu intimidant, mais en réalité, c’est bien plus amusant qu’il n’y paraît

Pour la deuxième plongée, nous descendons le long d’une corde attachée au bateau. C’est rigolo et un excellent exercice pour descendre progressivement tout en égalisant. Cette fois, je m’y prends beaucoup mieux.

Une fois en bas, j’ai quand même plusieurs fois mal aux oreilles, surtout quand je remonte un peu puis redescends. J’ai aussi peur de toucher les coraux. JP voit que je suis stressée et me dit de me calmer, d’utiliser calmement mes palmes, ou même parfois de rester sur place pour me stabiliser.

On se retrouve face à un mur de coraux : plein d’anémones avec cinq ou six espèces de poissons-clown différents, des poissons-perroquet, des poissons-papillons, et un trigger fish (ou baliste en français, le cauchemar des plongeurs pour sa tendance à mordre durant la saison de nidification)  au loin. J’ai eu un peu peur, mais c’est incroyable.

À un moment, JP nous dit d’attendre, il va vérifier quelque chose, puis nous fait venir un par un. Et là… je vois un hippocampe ! Trop mignon ! Je n’en avais jamais vu, puisque j’ai fait le choix de ne jamais visiter d’aquarium. 

Ensuite, nous traversons un canyon de coraux aux teintes violacées. Wahou ! J’avais l’impression d’être sur une autre planète. On croise les autres plongeurs du bateau, comme lors de la première plongée. 

C’est extrêmement difficile de garder une bonne flottabilité la première fois. J’ai du taper une ou deux fois contre l’un des partenaires de plongées. Mais c’est pas très grave, avec l’apesanteur, les coups sont amoindris. 

Ce qui me marque le plus et me plaît beaucoup, c’est ce silence, cette quiétude. On communique uniquement avec des gestes, et le seul bruit que l’on entend, ce sont les bulles que l’on fait en respirant. 

Le pouce levé de JP indique la remontée. Cette fois encore, je suis étonnée de la rapidité avec laquelle le temps passe : 45 minutes, comme il l’avait dit.

En même temps, je suis soulagée, car c’était beaucoup pour une première fois. Mes oreilles ont besoin de repos. J’avais le nez bouché d’où s’est écoulé un petit filet de sang. Rien de grave, ça peut arriver parfois. Autre conséquence de ma première fois sous l’eau, un mal de mâchoire assez violent… J’ai beaucoup trop serré le détendeur sans m’en rendre compte. 

Qu’à cela ne tienne, ces petits désagréments (grosse fatigue incluse) ne m’empêcheront pas de tenter ma formation en Open Water. On prévoit de la faire très bientôt, lors de notre prochain séjour à Bornéo.

Quelques mots sur le parc national de Tarutao

parc national de tarutao
© Les voyageurs cinephiles

Le parc national marin de Tarutao, en Thaïlande, comprend 51 îles dans la mer d’Andaman. Sauvage et préservé, il offre plages désertes, forêts tropicales et cascades. Son nom signifie “île ancienne et mystérieuse”, et la majorité du parc reste intacte. Il est devenu parc national en 1974.

La faune est riche et variée : macaques, oiseaux, tortues et récifs coralliens peuplés de poissons colorés. C’est un endroit idéal pour le snorkeling, la plongée et l’observation de la nature dans un cadre calme et isolé.

Autrefois colonie pénitentiaire, le parc est aujourd’hui protégé et reste éloigné du tourisme de masse. 

Koh Lipe me manquera beaucoup, mais sa beauté nous aura réconcilié avec la Thaïlande après une première découverte… assez déconcertante. 

Combien coûte une plongée à Koh Lipe ?

parc national de tarutao
© Les voyageurs cinephiles

J’ai payé mon baptême de plongée à Koh Lipe 3 750 baht (environ 100 euros). Le tarif inclut 2 plongées, un repas et une collation. 

Il faut ajouter 200 bath de plus (5,40 euros) pour le permis de plongée dans le parc national. 

On nous avait proposé de passer la formation Open Water, mais nous n’avions pas assez de jours sur place. Sachez qu’il est possible de la faire avec Forra Dive en 2 jours ! 

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